Découvrez la ville de Casablanca

Publié le : 10 juillet 20195 mins de lecture

Si Rabat est la capitale politique du Maroc, Casablanca en est la capitale économique et financière. Mais la médaille a son revers. Ici, le luxe est plus voyant qu’ailleurs et la misère plus choquante. Casablanca a poussé trop vite et n’importe comment semble-t-il. À l’intérieur même de cette mégapole, des bidonvilles prospèrent. Mais aujourd’hui, Casablanca a sa « Vision 2012 », c’est-à-dire un ensemble de projets urbanistiques destinés à en faire, d’ici cette date, la vitrine du Maroc moderne. La ville blanche du XXe s Casablanca n’a conservé pratiquement aucun vestige de son histoire. Pourtant, comme les autres villes le long de la côte atlantique, son site fut occupé par les Phéniciens dès le vi’ s. av. 1.-C.

Durant le Moyen Âge, la petite capitale berbère d’Anfa est une ville commerçante et prospère. Mais elle ne se contente pas de traiter avec les Espagnols, les Portugais et les Italiens, et se livre à la piraterie. Les Portugais la détruisent en 1468 et fondent sur les ruines une petite colonie qu’ils abandonnent à la fin du XVIIIe s. Reconstruite et fortifiée ensuite par le sultan Sidi Mohammed ben-Abdellah, elle prend le nom de « Dar el-Beida y, que les commerçants espagnols, installés dans la ville avec l’autorisation du sultan, traduisent par Casa Blanca, « Maison blanche ».

Ce n’est qu’au milieu du XIXe s. que le port se développe vraiment et supplante celui de Tanger. En 1907, une entreprise française est chargée de construire un port mieux adapté aux exigences du trafic qui ne cesse de s’accroître. Des émeutes sur le chantier sont le prétexte pour justifier une première intervention militaire de la France. Sous le protectorat, instauré en 1912, Casablanca connaît son véritable essor économique, tandis que son développement urbain est guidé par Lyautey, avec l’assistance de l’urbaniste Henri Prost. Ce fort développement s’est poursuivi après l’indépendance. Le tour de la ville « Casa », pour les familiers, est une ville-champignon au développement extrêmement rapide. C’est la plus européenne des villes marocaines : elle présente toutes les caractéristiques d’une grande agglomération, à commencer par les embouteillages… La population, hétérogène, compte 3,6 millions d’habitants environ (2004).

La ville moderne À l’est de la place des Nations-Unies se détache le boulevard Mohammed-V, très commerçant ; au nord, le boulevard FélixHouphouet-Boigny avec ses nombreux bazars mène vers le port ; au sud, l’avenue Hassan-Il conduit à la place Mohammed-V.

Ce centre administratif offre un festival d’architecture néo-classique des années 1920 : la poste, le consulat de France avec la statue équestre de Lyautey, la préfecture… Par la rue d’Alger, vous découvrez l’ancienne cathédrale du SacreCoeur de style Arts déco. Au 30 du boulevard Brahim-Roudani, la Villa des Arts A3 (ouv. t. 1J. sf dim. et mar. 9 h-12 h et 14 h 30-19 h) abrite un musée d’art contemporain, privé.
Le musée du Judaisme marocain Quittez la ville par l’av. Abdel-Moumen et poursuivez jusqu’à la gare de Casablanca. Tournez à dr. pour prendre la rue Abou-Dabi, puis à g. 81, rue Chasseur-Jules-Gros. 022.99.49.40. Ouv. lun.-ven. sfj.f. 10 h-18 h (9 h15 h pendant le ramadan). Dans une belle villa, ce musée évoque les traditions juives du Maroc. Ainsi, l’atelier d’un bijoutier de Fès a été reconstitué. Il organise des expositions temporaires.

Plan de l’article

L’ancienne médina

De la pl. des Nations Unies, suivez le bd Tahar-el-Alaoui pour entrer par Bab Marrakech. L’ancienne médina de Casablanca demeure imprégnée de l’atmosphère des vieilles villes musulmanes. Promenez-vous dans le dédale des souks grouillants de vie et de petits commerces en tout genre. Hasardez-vous ensuite jusqu’à la Sqala, installée dans un fortin de 1769, près du marabout de Sidi el-Kairouani.

La mosquée Hassan-Il Visite guidée t.l.j. à 9h, 10h, 11h et 14 h sf le yen., à 9 h et 10 h. Comptez 45 mn de visite. Entrée payante. La construction de l’édifice, résultat de la collaboration de l’architecte français Michel Pinseau avec le maître d’oeuvre Bouygues, a nécessité le travail de plus de 10 000 artisans qui se sont relayés nuit et jour pendant cinq ans.

La corniche, Aïn-Diab et Anfa À partir de la place des Nations-Unies, suivez le boulevard FélixHouphouet-Boigny BC2 jusqu’au port. Prenez à g. le boulevard des Almohades BI, qui longe les remparts de la médina, puis encore à g. le boulevard Sour-Jdid AB1. Vous passez devant la mosquée Hassan-IlH Al. Continuez le long de la corniche, en laissant sur votre dr. le phare d’elHank hors pi. par Al. Quelques kilomètres plus loin, la route plonge sur les plages et la station balnéaire, turbulente, d’Aïn-Diab. Dans la mer, à marée haute, vous remarquerez sur un lot rocheux le marabout de Sidi Abd er-Rahmane, objet d’un pèlerinage fervent Regagnez votre point de départ par le bd Moulay-Rachid, qui traverse la banlieue chic de Casablanca, Anfa hors pl. par A3. L’hôtel d’Anfa, aujourd’hui démoli, accueillit en 1943 la conférence de Casablanca réunissant Winston Churchill, Franklin D. Roosevelt et Charles de Gaulle. Le bd Anfa vous ramène en centre-ville.

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