Sur les traces d’Amélie Poulin à Montmartre : Moulin de la Galette rue Lepic

Vous passerez ensuite devant la villa du poète Tristan Tzara, l’ami d’André Breton et de Paul Eluard, qui ne se débarrassait jamais de son monocle. Cette villa des années 1930 côtoie le charmant Hameau des artistes (scrutez l’interphone, les locataires portent tous d’illustres noms de peintres ou autres écrivains…) et l’un des plus vieux cinémas de Paris : le cinéma du Moulin de la Galette appelé aussi le Ciné 13.

Juste en face, vous apercevrez l’atelier du peintre Gen Paul, surnommé « Gégène ». Ami de Céline et de Marcel Aymé, ce phénomène était connu pour son coup de pinceau caustique, sa jambe de bois datant de la guerre de 14, son atelier de bric et de broc et son jargon parisien : « Mon dab, il était barbeau… Ma mère, elle était offusquée comme je jactais ». Céline, lui, habitait au 4 de la rue Girardon, à quelques mètres de là…

Un peu après Villa Léandre, sur la droite, voici la première petite merveille de notre itinéraire : un passage méconnu derrière une grille, fermé le soir au public, qui abrite secrètement un petit boulodrome, et qui, l’été, avec ses boulistes et sa buvette, revêt des airs marseillais.

Descendre les escaliers qui débouchent sur la rue Lepic non loin du moulin de la Galette.Au sommet de la butte Montmartre, 30 moulins broyaient du grain, mais aussi du plâtre, de la pierre, des oignons pour la parfumerie. Sur la crête de la rue Lepic, les 13 moulins fermèrent tous vers 1860 à cause de la minoterie industrielle.

Deux moulins subsistèrent, rassemblés sous le nom de Moulin de la Galette : c’était une ferme-buvette et un bal musette (peint par Renoir en 1876). Aujourd’hui, le dernier moulin a été inclus dans un “village résidentiel et privatif” donnant sur la place Marcel Aymé.

Maison Colignon, le primeur de la rue des Trois Frères au cœur de Montmartre
Sur les traces d’Amélie Poulin à Montmatre