Voyages et vacances à l’écomusée de Marquèze

Publié le : 09 juillet 20194 mins de lecture

Marquèze est un quartier de la commune de Sabres . Il a été reconstitué dans sa physionomie de la fin du XIXe siècle, pèriode de transition entre la lande et la forêt et de mutation profonde de mode de vie; période également où le train, amené par les besoins de la forêt industrielle, est venu troubler le calme ces lieux et rompre leur isolement. La reconstitution a conjugué la restauration sur place, le transfert des bâtiments manquants et la recréation de certains espaces disparus. On peut y observer les quatre unités paysagères caractéristiques : l’airial (clairière enserrée dans la vaste pinède), le champ, la rivière, la lande devenue forêt. Les personnages importants peuplant ce village étaient :

Le berger perché sur ses échasses, vêtu de peaux de moutons, filant ou tricotant tout en surveillant son troupeau éparpillé dans une lande dénudée, constitue l’image d’Epinal attaché à ce pays landais.

Cette représentation bucolique ou sauvage a fait de lui un nomade sans contrainte ou un rustre vivant en marge du monde des hommes. Dans l’ancienne société, le berger assure une activité essentielle sans pour autant constituer une catégorie sociale particulière.

Le meunier est un homme à part. Bien qu’en relation régulière avec les quartiers, il vit à l’écart de la population. Son métier prestigieux et de bon rapport le démarque des paysans. son aisance lui accorde une position privilégiée et enviable : la meunerie constitue une sorte d’élite. le meunier est un des rares à manier couramment l’argent, il joue à l’occasion le rôle d’usurier. Pour s’implanter, il doit trouver le fond d’une vallée de rivière suffisamment évasée pour accueillir tous les éléments de l’aire meunière : sa maison, le moulin, divers bâtiments annexes, ainsi que la dérivation du cours d’eau, le barrage et l’étang de retenue. Malgré son isolement, le meunier entretient une relation suivie avec les paysans des quartiers alentours. Lors de sa tournée en charrette, il visite ses clients, prenant ici un sac de grain pour l’emporter au moulin,

rapportant là un sac de mouture. Le chemin du moulin matérialise le lien qui existe entre la rivière et les quartiers. Chez lui, le meunier aidé de sa famille et d’un domestique entretient une basse-cour, un jardin, des ruches, un cochon… qui lui fournissent une bonne part de sa nourriture.

La forêt, aussi bien de pins que de feuillus, est présente de très longue date dans la région mais restreinte à des bouquets disséminés, jalonnent notamment les rebords du plateau. Tout comme la lande est submergée par le pin conquérant, le berger cède la place à celui qui incarne la nouvelle économie forestière : le résinier ou gemmeur. Le résinier est presque toujours un métayer. Expansion de la forêt et développement du métayage ont partie liée : c’est le métayage qui offre à la nouvelle économie forestière son cadre juridique. Le résinier habite avec sa famille une maison. Il exploite une métairie composée de terres agricoles et de pièces de pins qui ne lui appartiennent pas.

Pour plus d'informations : Voyages et vacances à l'écomusée de Marquèze : le laboureur

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